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  • evpf29

Ukraine-Russie : un point de vue.


On a dit jadis que l’affaire Dreyfus avait semé la zizanie dans les familles et les groupes les plus unis. Je mesure un phénomène de même nature autour de moi. Des gens très proches sur tous les sujets qui touchent à l’identité nationale, l’immigration, la sécurité, s’opposent dès que le conflit ukrainien est évoqué.

Les médias et réseaux sociaux français bruissent de commentaires divers sur les responsabilités russes et ukrainiennes dans le conflit armé qui oppose ces deux pays. Il y a les pro-Russes inconditionnels, minoritaires mais plus nombreux que j’imaginais, qui considèrent que l’action lancée par M. Poutine est justifiée. Il y a les indécis, qui reconnaissent que l’agresseur est russe, mais cherchent déjà, pour paraitre équilibrés, les fautes qui peuvent être imputées aux agressés et à l’Occident pris en bloc.


Enfin il y a ceux qui considèrent que l’attaque délibérée d’un pays indépendant non menaçant désigne clairement l’auteur du forfait, et que, au moment où des hommes meurent, l’heure n’est pas encore à l’exégèse des événements récents, … et de ceux à venir.

Je me classe sans hésitation dans la dernière catégorie.


Je ne ferai donc pas une analyse détaillée cherchant à identifier les causes, événements, petits ou grands, qui ont jalonné l’histoire récente et ayant mené à la situation actuelle. Leur réalité n’est pas toujours avérée, et l’importance qu’on peut leur donner est subjective. Tous ceux qui le font aboutissent en fait à minimiser la responsabilité russe. Je laisse ce soin aux historiens du futur. Pour moi, il y a un fait qui écrase tous les autres. Un pays souverain, membre de l’ONU depuis 1945, indépendant depuis 1991, a été agressé par un puissant voisin, sans déclaration de guerre. Les villes détruites sont ukrainiennes, la majorité des victimes civiles est ukrainienne, les millions de réfugiés sont ukrainiens. En regard pas une vitrine brisée en Russie.

Dans ce qui suit, je m’efforce de réfuter des arguments répétés à satiété par les soutiens de M. Poutine, et de donner mon sentiment sur notre attitude dans ce conflit.


Argument 1 : pour la Russie, l’Ukraine est comme notre Alsace-Lorraine : c’est une comparaison qui n’a pas de sens. Cette » province française » n’a jamais constitué, dans les trois siècles passés, un état indépendant reconnu par ses voisins. Et, ni en 1918, ni en 1944, nous n’avons été reçus à coup de canon par ses habitants.


Argument 2 : à la chute de l’empire soviétique, l’Occident a dupé les dirigeants russes à qui avait été promis le gel des « frontières » de l’OTAN. Personne ne trouve de trace d’un texte écrit qui est ce qui compte en diplomatie. M. Gorbatchev a même déclaré dans une interview au media russe RBTH en 2014, que jamais la question de l’élargissement de l’OTAN vers l’Est n’avait été mise sur la table, contrairement aux affirmations actuelles formulées par Vladimir Poutine et reprises chez nous par tant de ses soutiens.

On se demande bien pourquoi d’ailleurs les pays de l’OTAN se seraient engagés à ce sujet. On sortait tout juste de près d’un demi-siècle où la menace militaire communiste, donc russe pour l’essentiel, pesait sur l’Occident. Je n’ai quitté le service actif que fin 1992 et je peux affirmer que la puissance militaire soviétique et sa menace ont toujours été prises très au sérieux. C’était une hantise. Tous les efforts tendaient à se préparer à résister à une offensive du pacte de Varsovie sur court préavis, voire sans préavis du tout. Depuis la fin de son engagement en Algérie, l’armée française était tout entière consacrée à cette mission. A la fin de cette » guerre », gagnée par l’OTAN sans tirer un coup de fusil, personne ne pensait à faire ami-ami avec les nouveaux Russes, soviets totalitaires à peine convertis de la veille. Faut-il rappeler que la Russie n’a jamais connu la démocratie dans son histoire, n’ayant quitté les Tsars que pour tomber dans les pattes des communistes. Et nous aurions dû immédiatement faire confiance aux nouveaux maitres eux-mêmes communistes d’hier ? C’était impensable dans l’ambiance du moment. Il ne faut pas juger cela avec notre tête d’aujourd’hui.


Les pays de l’est européen qui venaient enfin d’échapper à leur maitre ont logiquement demandé à intégrer l’OTAN pour se prémunir contre un retour offensif éventuel. Il était légitime de les accueillir. Et ils ne doivent pas le regretter aujourd’hui. Sans l’OTAN, ne courraient-ils pas davantage le risque de subir le sort de l’Ukraine ? Même des pays à la tradition de neutralité établie depuis fort longtemps cherchent à s’y rallier. Je les comprends. Ce sont les Russes qui font peur ; pas l’OTAN que la Russie vient de revivifier.


Argument 3 : l’OTAN, dans la main des Américains, est responsable de la situation actuelle : certains n’hésitent pas à écrire que si Poutine a envahi son voisin, c’est contraint forcé et la faute initiale et principale est tout entière celle des Etats-Unis, suivis par l’Europe et les pays de l’alliance atlantique. Autrement dit le Russe envahit mais c’est l’Américain le coupable.

Le soi-disant encerclement de la Russie par l’OTAN n’a une apparence que lorsqu’on est hypnotisé par une carte de l’Europe sur laquelle on a pris soin de colorier en jaune uniforme les pays la constituant. Mais si l’on reprend ses esprits, on se rappelle qu’aucun de ces pays n’a une armée capable de s’engager dans un conflit conventionnel de type « ukrainien ». C’est donc une coquille (presque) vide dont on peut douter même de ses capacités actuelles à résister à une attaque. Restent bien sûr les Etats-Unis, qui n’ont plus que quelques petites unités en Europe, dont le potentiel est grand certes, mais à 8000 km. Se met-on en telle position de faiblesse si on a des intentions agressives ? Que reste t-il alors de l’argument d’une attaque préventive de l’Ukraine, qui ne fait pas partie de l’OTAN, pour anticiper une menace de l’OTAN ?

Ce n’est pas l’OTAN qui s’est imposée jusqu’à ses frontières actuelles, ce sont les nouveaux alliés, inquiets et à la recherche d’une protection, qui les ont tracées.

On reproche aussi aux Américains, et à d’autres pays occidentaux, d’avoir poussé les Russes à la faute en aidant l’Ukraine dans ses efforts de construction de sa défense. Mais n’est-ce pas ce que fait la Russie (deuxième exportateur d’armes du monde) auprès de ses clients ? Tous les pays exportateurs, au minimum, forment les personnels à l’emploi des matériels vendus. Si l’on exclut l’emploi marginal et clandestin possible de forces spéciales que toutes les armées possèdent pour cela, le monde a surtout vu, pendant des mois, les gigantesques « manœuvres » russes aux frontières de l’Ukraine, manœuvres se muant ensuite en invasion sur tout le pourtour nord, est et sud de ce pays, et pas seulement sur les régions du Donbass.


Argument 4: les accords de Minsk n’ont pas été respectés par l’Ukraine qui est donc le principal responsable du conflit : l’Ukraine est représentée à l’ONU depuis le 24 octobre 1945, comme la Biélorussie. Cette disposition, assez étrange au demeurant du temps de l’URSS, arrangeait bien celle-ci car ainsi elle était favorisée par rapport à tous les autres pays qui eux ne disposaient que d’un vote dans cette assemblée. Ces états étaient implicitement reconnus même si dans les faits ils restaient totalement sous la coupe de Moscou. La déclaration d’indépendance de l’Ukraine en juillet 1990 en fut ainsi facilitée. Sa constitution du 24 aout 1991 déclare que les lois ukrainiennes sont seules valides sur le territoire de l’Ukraine et que son territoire est indivisible et inviolable. Aucun pays depuis, pas même la Russie, n’a jamais contesté l’existence de l’Ukraine comme état souverain, représenté à l’ONU.

Les partisans de M. Poutine arguent que les accords de Minsk 1 et 2 n’ont pas été respectés par l’Ukraine. Un peu d’histoire :

En prélude à l’»affaire », est d’abord évoquée la « révolution » ukrainienne de 2014 qui a abouti à la destitution du président pro-Russe de l’époque. Certains affirment y voir la main de la CIA ; peut-être ; on la voit partout, alors pourquoi pas là. Mais les services secrets russes devaient aussi être à la manœuvre non ? Si l’issue a déçu M. Poutine, n’est-ce pas simplement parce que ses services ont été moins bons ; et aussi que cela convenait à la majorité des Ukrainiens qui sont, me semble t-il, les premiers concernés ? Pas de quoi en faire un casus belli par M. Poutine, à moins de considérer que l’Ukraine lui appartient.

Est évoqué aussi un vote du 24 février 2014 par lequel le parlement d’Ukraine abrogeait la loi sur les langues régionales. Ainsi le Russe ne fut plus langue officielle (pas plus que le Roumain, le Hongrois et le Tatar de Crimée). Mais aucune ne fut interdite contrairement à ce qui est dit souvent.


Dans le courant du mois d'avril 2014, des populations pro-russe prennent d'assaut les bâtiments officiels de plusieurs villes du Donbass et proclament l'indépendance de deux de ses régions, majoritairement russophones, en tant que République populaire de Donetsk et République populaire de Louhansk. Un conflit ouvert éclate ainsi avec l’état ukrainien qui s’oppose à cet éclatement de la nation. Toutes deux ont déclaré leur indépendance de l'Ukraine à la suite d’un référendum non officiel en mai 2014 (référendum suspect car organisé par les insurgés eux-mêmes, sans contrôle international), mais n’ont pas été reconnues par la très grande majorité des états. Dans la foulée la Russie s’empare de la Crimée.


Pour tenter de mettre fin à ce conflit, un premier accord Minsk 1 est signé le 5 septembre 2014 par la Russie, l’Ukraine et les représentants des républiques populaires du Donetsk et de Lougansk. Cet accord reste lettre morte.


Après la reprise des combats, les chefs d’États russe, ukrainien (qui était Porochenko, pas Zelinsky), mais aussi français et allemand, mettent sur pied un nouveau texte Minsk 2 ; cessez le feu au Donbass, retrait des armes lourdes et retrait de l’Ukraine de toutes les formations armées étrangères, qui sont, il faut le rappeler, russes pour l’essentiel (dont les groupes Wagner).


Le 21 février 2022, le président russe reconnait leur indépendance. Puis il ordonne à ses troupes d’entrer en Ukraine, et pas seulement sur ces territoires. Cette décision porte un coup fatal aux accords de Minsk, pourtant favorables à Moscou.

Ce résumé succinct appelle plusieurs remarques : il était légitime que le gouvernement ukrainien réagisse à l’insurrection dans une de ses provinces. La Russie a fait de même en Tchétchénie. Nous aurions réagi de même. La Russie a été impliquée dans cette insurrection dès le début et a soutenu les séparatistes avec hommes et matériels. Hitler aussi avait justifié de la même façon l’invasion ou l’annexion de territoires à forte population germanophone. Il est donc faux de dire que l’invasion russe s’explique par le non-respect des accords par les Ukrainiens.


Argument 5: il est naturel de concéder à la Russie une sphère d’influence, un glacis de protection. Que ce soit le désir de la Russie, sans doute. Le souvenir des empires passés qui faisaient litière des libertés de leurs voisins est présent chez M. Poutine. Mais pourquoi la communauté internationale devrait elle y consentir et excuser par avance toute brutalité envers des pays qui auraient le mauvais goût de s’y opposer ?


Argument 6 : l’état ukrainien est corrompu et cache en son sein des nostalgiques du nazisme. Aucun des deux pays ne peut donner des leçons de vertu politique à l’autre. Les apparatchiks milliardaires russes, M. Poutine en tête, qui se sont enrichis en volant les biens de la collectivité, n’ont rien à envier à leurs homologues ukrainiens. D’ailleurs pourquoi seraient-ils différents ? Il y a 30 ans ils sortaient du même moule. Quant aux références au nazisme, c’est une incantation comme les soviets savaient les manier en invoquant les mânes de leurs ancêtres vainqueurs de Hitler. Il y a sans doute des groupes d’inspiration fasciste dans les rangs ukrainiens, mais ils sont loin d’être majoritaires. Est-ce qu’envoyer contre eux les islamistes tchétchènes est mieux ? Il y aurait encore dit-on des nostalgiques ukrainiens du nazisme. Et de rappeler qu’ils ont jadis fourni des troupes à la Wehrmacht. C’est exact ; comme les cosaques (deux divisions), et surtout l’armée Andreï Vlassov, composée presque exclusivement de Russes ; plusieurs centaines de milliers d’hommes ; certains historiens disent près d’un million.


Argument 7 : les pays qui aident l’Ukraine aggravent les conséquences du conflit en le prolongeant. C’est le reproche le plus indécent qui puisse être fait. Beaucoup en effet, par un de ces raisonnements « à front renversé » qui s’expriment de plus en plus, et pas seulement dans les médias, semblent regretter que l’agressé ne se laisse pas faire pour limiter, chez lui, le nombre de victimes et de destructions ; sans doute dans l’espoir que l’ogre repu ne cherchera pas d’autres proies autour de lui. L’occident serait coupable d’aider l’Ukraine à se défendre. Depuis quand reproche t-on à un pays de se défendre et de chercher de l’aide? En 1939 et 1940, les Etats-Unis ont abondamment fourni en armement, denrées diverses et matières premières, les belligérants anglais et français. Va-t-on aussi les accuser à posteriori d’être responsables de l’augmentation du nombre de victimes causées par les nazis qui auraient été vainqueurs plus vite sans cet appui ?

En général ce reproche d’ingérence qui est adressé aux occidentaux est associé à des encouragements à rechercher des accommodements avec l’agresseur, à ne pas l’humilier, à privilégier la diplomatie. Montrons notre bonne volonté, l’adversaire suivra ; comme si la diplomatie ne devait pas d’abord s’appuyer sur une force disponible convaincante qu’aucun pays européen ne possède.


Réflexion générale :

Souvenons-nous. Il y a plus de 80 ans, un enchainement infernal nous a conduits au plus grand massacre qu’ait connu l’humanité : remilitarisation de la rive gauche du Rhin, mainmise de l’Allemagne nazie sur les Sudètes (Tchécoslovaquie) puis sur l’Autriche en mars 1938, puis sur toute la Tchécoslovaquie en mars 1939, puis invasion de la Pologne, conjointement avec les Soviétiques. Et pourtant les Anglais et les Français avaient été bien gentils et avaient fait ce qu’il fallait pour localiser les conflits en signant en septembre 1938 les accords de Munich qui devaient garantir « la paix pour notre temps » (Neville Chamberlain, premier ministre anglais). Les Français de tous bords ont applaudi. Beaucoup, à gauche comme à droite, pensaient aussi qu’il ne fallait pas humilier M. Hitler et le peuple allemand.

Abandonner l’Ukraine c’est rester fidèle à l’»esprit de Munich » qui nous a mené là où nous savons. Ne pas aider un pays agressé, si proche de nous à bien des égards, c’est abandonner la victime à son sort. Le passé récent nous a appris que les suites ne sont pas heureuses.


J’ai longtemps pensé, et écrit, que M. Poutine était un dirigeant, autoritaire certes mais éclairé, avec lequel on pouvait s’entendre, sans renversement d’alliance, et dont l’engagement au service de son peuple aurait pu servir d’exemple à nos présidents. J’ai même considéré que le conflit limité dans les provinces de l’est ukrainien ne pouvait être jugé sans considération des graves problèmes sociétaux locaux qu’il révélait, et que l’annexion de la Crimée par la Russie n’était pas illégitime.


Maintenant je pense m’être abusé. L’apparatchik communiste du KGB, nostalgique de l’empire, a jeté le masque. L’invasion de son voisin est totalement injustifiée.

Comment ne pas comprendre l’alarme jetée dans toute l’Europe, surtout dans les pays de l’est européen qui conservent des souvenirs cuisants de la tutelle communiste soviétique, donc russe, qui dura près d’un demi-siècle ? Ces pays nouvellement libérés et inquiets, ont souhaité adhérer à l’alliance qui paraissait le seul protecteur crédible contre une menace trop fraichement évanouie pour être oubliée ; on peut les comprendre.


Oui, l’Europe a peur. Il ne faut pas chercher plus loin pourquoi même des pays attachés à leur neutralité depuis fort longtemps (la Suède depuis plus de 200 ans !), recherchent l’alliance de l’OTAN que notre président disait moribonde il y a à peine quelques mois et que M. Poutine a réveillée. Nous en ferions autant à leur place.

Si par malheur la guerre devait s’étendre, la responsabilité serait tout entière russe. Aucun pays de l’OTAN, qui est une alliance défensive, ne menaçait la Russie. Parler d’agressivité de l’OTAN n’a pas de réalité concrète.


Les Européens, par inconséquence, indécision, angélisme, ont été incapables de créer une défense qui aurait pu rendre caduque l’OTAN, qui a bien des défauts, mais qui, dans le grand dénuement militaire actuel de tous les pays européens, a le grand mérite d’exister. Si l’Europe, globalement plus riche et plus peuplée que les USA, s’était décidée depuis trente ans à prendre réellement en main sa défense, c’est dans ce cadre que cela aurait pu se faire, et la sortie de l’OTAN aurait alors pu se concevoir. Ce n’est pas le cas. Il n’y a actuellement aucune armée européenne apte à soutenir un conflit de » type ukrainien ».


M. Poutine, nostalgique des grandeurs passées de son pays, cherche à reconstituer son empire, même si c’est à échelle réduite. Il a cru, sans doute sur la foi de renseignements erronés, que ses soldats seraient bien accueillis en Ukraine, et qu’un gouvernement ukrainien à sa botte, une fois Kiev conquise et M. Zelensky renversé, demanderait le rattachement de son pays à la Russie ; ou du moins son protectorat. Il s’est trompé. L’admirable résistance ukrainienne consolide pour longtemps l’esprit national de ce pays.


Je ne sais pas ce que donneront in fine les sanctions prises par l’occident ni jusqu’à quel point elles nous feront souffrir nous-mêmes. Mais je suis satisfait des réactions occidentales, qui, toutes proportions gardées, nous éloignent des lâchetés « munichoises » de 1938. Maintenant, je serais encore plus rassuré si l’Europe construisait enfin, et vite, une défense puissante. Cela passe d’abord par une augmentation considérable des budgets nationaux qui seront consacrés aux industries d’armement et aux armées. Des accords européens sont évidemment souhaitables, voire indispensables, car aucun pays n’aura les capacités d’une défense solitaire suffisante.


Mais cela coutera cher, beaucoup plus cher que les dépenses consenties dans le cadre de l’OTAN, car on y compte hypocritement sur les Etats-Unis qu’on vilipende par ailleurs.

J’attends encore que le « quoiqu’il en coute », nécessaire parait-il chez nous pour « faire la guerre » au Covid, soit reconduit pour nous préparer à une vraie guerre que nous ne souhaitons pas mais qui pourrait nous être imposée.


La situation est dangereuse ; pour toute l’Europe et nul ne peut actuellement prédire la suite. Mais la faute à qui ? Que faire ? Regarder ailleurs ? Il y a un agresseur et un agressé dont il est absurde de prétendre qu’il représentait une menace pour le premier afin d’excuser une attaque qui serait préventive.


Je soutiens le peuple ukrainien qui nous donne une grande leçon de patriotisme et de courage.


J’emprunterai ma conclusion à un auteur dont le lecteur me pardonnera d’avoir oublié le nom. Je la fais mienne tout entière au moment où il faut choisir son camp.


« Nous avons en face de nous quelqu’un ayant prouvé qu’il était capable du pire. Si la Russie se sentait menacée par l’Ukraine, pourquoi l'Europe ne se sentirait-elle pas menacée par la Russie ? Ce n’est pas plus absurde ! Etant dans l’incapacité d’assurer seuls notre défense, sauf à recourir à l’arme nucléaire d’entrée de jeu, la seule alliance capable de faire face avec toute la gamme de réponses adaptées reste l’Alliance atlantique, sans doute pour longtemps encore. Malgré leur mercantilisme, leurs volte-face, leur suffisance, leur inculture, leur wokisme et tout le reste, je préfère avoir pour alliés les Etats-Unis de Biden que la Russie de Poutine. »


Général (2S) Roland DUBOIS

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